Est ce bien raisonnable… de porter des tongs en ville ?
S
i la fin de l’été et des vacances est traditionnellement une souffrance, susceptible de nous laisser dans un état de décomposition proche de celui d’un costume en lin écru un lendemain de fête des vendanges, elle ressemble cette année à une véritable libération. Après des semaines passées à observer malgré nous pléthore de pieds sales, d’ongles approximatifs et d’orteils trop courts, trop longs ou trop poilus, l’espoir d’un retour à la normale est enfin permis.
La saison qui s’achève fut en effet celle de la tong. Porté par un battage médiatique mondial, boosté par le soutien d’une foule de célébrités et de quelques microbuzz particulièrement irritants (l’excitation suscitée par un modèle basique vendu 780 euros par The Row en tête), le succès de la claquette estivale, mise au point dès 5 500 av. J.-C. par les Egyptiens, fut tel qu’il fit oublier celui de la mule, largement plébiscitée ces dernières années.
Légère et simple d’usage, insensible aux effets de l’eau et du sable, disponible dans une multitude de couleurs et parfois même admirablement fabriquée (les modèles chez Rondini ou Island Slipper, respectivement conçus à Saint-Tropez et à Oahu, dans l’archipel hawaïen, sont par exemple tout à fait respectables), la tong présente des qualités la rendant incontournable dans le contexte de villégiature approprié. Sur la plage, elle offre même une liberté d’action inégalable. C’est précisément le sujet.






