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a confirmation par le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (Integrated Food Security Phase Classification, IPC), un organisme des Nations unies basé à Rome, qu’une famine est en cours dans le gouvernorat de Gaza ne peut surprendre personne. Depuis des mois, les organisations non gouvernementales disposant d’une expertise reconnue sur Gaza et les agences onusiennes, en première ligne depuis que l’étroite bande de terre a été transformée en prison à ciel ouvert, annoncent l’inéluctable. La nouvelle offensive militaire dont l’Etat hébreu menace la ville de Gaza pourrait rendre cette famine encore plus dévastatrice.

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Les faits ne sont guère contestables. Après bientôt deux années de guerre, la destruction par l’armée israélienne de la quasi-totalité des terres agricoles de Gaza, rappelée par un rapport de l’agence des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture publié en juillet, a anéanti la production locale. Cette dernière n’a pas été compensée par une hausse de l’aide alimentaire internationale, bien au contraire. Après avoir décidé sa suspension totale pendant deux mois et demi, au début de cette année, le gouvernement israélien l’a réautorisée, mais sur des bases jugées sans commune mesure avec des besoins de plus en plus critiques.