Les représentants des délégations après la journée supplémentaire de négociations sur un traité mondial contre la pollution plastique, à Genève, le 14 août 2025. FABRICE COFFRINI/AFP
L’espoir d’un vaste accord international visant à lutter contre la pollution plastique s’est envolé. Les 185 pays qui tentaient de forger à Genève (Suisse) ce traité historique n’ont pas réussi « à trouver un consensus », ont fait savoir les délégués de l’Inde et de l’Uruguay, vendredi 15 août. « Nous n’aurons pas de traité sur la pollution plastique ici à Genève », a résumé le représentant de la Norvège au cours d’une séance plénière au lever du jour. « Les négociations pour un traité contre la pollution plastique ont échoué. Je suis déçue et je suis en colère », a réagi, dans un message sur X, la ministre française de la transition écologique, Agnès Pannier-Runacher.
Présenté au milieu de la nuit de jeudi à vendredi, un nouveau texte de compromis comportait encore plus d’une centaine de points à clarifier, après dix jours d’intenses négociations mais les chefs de délégation réunis en session informelle n’ont pas réussi à se mettre d’accord.
Théoriquement, la séquence de négociations devait s’arrêter à minuit, jeudi soir. Le président des débats est apparu brièvement peu avant l’heure limite pour ouvrir une séance plénière avant de la refermer immédiatement, ce qui a permis d’ajouter, selon les règles onusiennes, quelques heures à la concertation. Les discussions se sont poursuivies dans une ambiance enfiévrée et quelque peu désordonnée, pour tenter d’établir un texte de consensus.














