Manifestation devant la Cour suprême contre l’introduction d’une question sur la nationalité dans le recensement de 2020, le 23 avril 2019. MANDEL NGAN/AFP
Le prochain recensement aux Etats-Unis doit avoir lieu en 2030, mais les préparatifs ont déjà commencé pour cette tâche colossale dans un pays de plus de 340 millions d’habitants, et Donald Trump compte bien imprimer sa marque sur cette opération qui revêt des conséquences électorales.
Le président américain souhaite ainsi exclure du décompte national les personnes sans papiers légaux, alors que la Constitution prévoit qu’un recensement soit effectué tous les dix ans en comptant « l’ensemble des personnes dans chaque Etat », dont les immigrés en situation irrégulière.
« J’ai demandé à notre ministère du commerce de commencer immédiatement à travailler sur un nouveau recensement très précis, basé sur les faits et les chiffres actuels (…). Les personnes qui se trouvent illégalement dans notre pays NE SERONT PAS PRISES EN COMPTE DANS LE RECENSEMENT », a écrit Donald Trump sur sa plateforme, Truth Social.
Le républicain a effectué cette demande car le recensement sert notamment à déterminer le nombre de membres du collège électoral, Etat par Etat, pour l’élection présidentielle, mais aussi à déterminer le nombre d’élus de chaque Etat au Congrès américain. Le Pew Research Center estimait ainsi en 2020 qu’en retirant les immigrés sans papiers du recensement américain, la Californie, le Texas et la Floride auraient chacun perdu un siège au Congrès.










