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a défaite du Parti libéral-démocrate (PLD) aux élections sénatoriales du 20 juillet a ouvert une crise politique inédite au Japon. Même si le premier ministre, Shigeru Ishiba, a exclu de démissionner en arguant de « l’importance d’éviter toute perturbation dans la politique nationale », son affaiblissement est réel. La perte de la majorité au Sénat, qui intervient après le revers essuyé aux élections législatives d’octobre 2024, met en lumière le malaise d’une société en apparence apaisée. La percée du Sanseito, une petite formation de droite, populiste et xénophobe, antimondialiste et anti-immigration, en est le symptôme. Contre toute attente, à la surprise même de ses dirigeants, ce petit parti a obtenu 15 sièges (sur 248) aux sénatoriales alors qu’il n’en a qu’un à l’Assemblée nationale.

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