Shigeru Ishiba, alors premier ministre du Japon, en conférence de presse, à Tokyo, le 23 juin 2025. KIYOSHI OTA / AFP

Le premier ministre japonais, Shigeru Ishiba, a annoncé sa démission après moins d’un an en fonction, dimanche 7 septembre, période durant laquelle le Parti libéral-démocrate (PLD), sa formation politique, a perdu la majorité absolue dans les deux chambres du Parlement, se voyant contrainte de négocier avec l’opposition. Son parti était au pouvoir quasiment sans interruption dans l’archipel depuis les années 1950.

« J’ai décidé de démissionner de mon poste de président du Parti libéral-démocrate », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse organisée en fin d’après-midi dimanche. « Maintenant que les négociations sur les mesures tarifaires américaines sont arrivées à leur terme, je pense que c’est le moment approprié, a-t-il ajouté. J’ai décidé de me retirer et de laisser la place à la prochaine génération. »

Cette décision n’est pas une surprise tant le chef du gouvernement était sous pression. Mais Shigeru Ishiba avait jusqu’à présent ignoré ces appels, déclarant mardi encore qu’il « prendrait une décision appropriée le moment venu ». Quelques jours auparavant, quatre hauts responsables du PLD, dont le secrétaire général, Hiroshi Moriyama, avaient proposé leur démission, affaiblissant encore un peu plus la position de Shigeru Ishiba.