Pavel Durov, cofondateur de la messagerie Telegram, au tribunal de Paris, le 6 décembre 2024. THOMAS SAMSON/AFP

Pavel Durov commence à trouver le temps long. Contraint de rester à titre principal en France depuis sa mise en examen à la fin d’août 2024 pour une douzaine d’infractions, essentiellement liées à la quasi-absence de modération de sa messagerie et à ses refus de coopération avec les autorités judiciaires françaises, le cofondateur de Telegram avait déposé, le 3 juin, une demande de levée de son contrôle judiciaire.

Jeudi 19 juin, la décision de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris est tombée : selon les informations du Monde, le multimilliardaire sera autorisé à quitter la France hexagonale à compter du 10 juillet, pour quatorze jours consécutifs au maximum, et uniquement pour se rendre à Dubaï (Emirats arabes unis), où résident ses proches et où Telegram possède des bureaux. Il devra, par ailleurs, informer à l’avance le juge d’instruction de son départ.

Outre l’interdiction de quitter le territoire français, le multimilliardaire avait dû s’acquitter d’un cautionnement de 5 millions d’euros et devait pointer régulièrement auprès des autorités. « Les autres obligations du contrôle judiciaire demeurent inchangées », précise une source judiciaire. Contacté, l’un de ses avocats, David-Olivier Kaminski, explique que « maintenir un contrôle judiciaire aussi strict était tout à la fois infondé et n’avait aucun sens, de la même manière que les accusations qui sont portées par le parquet ».