Pavel Durov, à Barcelone, le 23 février 2016. ALBERT GEA / REUTERS
Le Quai d’Orsay a vivement démenti, dimanche en fin d’après-midi, les accusations portées par le fondateur et PDG de Telegram, Pavel Durov, qui avait, un peu plus tôt dans la journée, accusé la France d’avoir cherché à « réduire des voix conservatrices au silence » en Roumanie « en amont de l’élection présidentielle d’aujourd’hui. » Selon de multiples témoignages en ligne, le message de M. Durov, traduit en roumain, a également été envoyé directement à des utilisateurs de Telegram dans le pays.
« On ne combat pas les “ingérences électorales” en faisant de l’ingérence électorale », écrivait M. Durov dans un message qui ne cite pas nommément la France mais utilise l’émoji « baguette de pain » pour qualifier « un gouvernement européen » qui lui aurait demandé de censurer des contenus, ce que M. Durov dit avoir refusé. Il n’a précisé ni quand auraient eu lieu ces tentatives ni quels contenus auraient été concernés ; sollicité, Telegram n’avait pas donné suite à l’heure de publication de cet article.
Des « allégations totalement infondées », écrit le Quai d’Orsay dans un communiqué publié en fin d’après-midi, qui contient une capture d’écran des messages de M. Durov barrée d’une icône « faux ». Les accusations diffusées par M. Durov « ne sont qu’une manœuvre de diversion face aux réelles menaces d’ingérences qui visent la Roumanie », écrit la diplomatie française. « La France appelle tous les acteurs politiques roumains à la responsabilité et la défense de la démocratie. »






