Lors de l’inauguration du mémorial dédié aux victimes polonaises du nazisme, à Berlin, le 16 juin 2025. MARKUS SCHREIBER/AP
Tout un symbole. Lundi 16 juin, un mémorial dédié aux victimes polonaises du nazisme, le premier du genre, a été inauguré à Berlin, en présence de personnalités politiques allemandes et polonaises, et du maire chrétien-démocrate de Berlin, Kai Wegner (CDU). Il s’agit pour l’heure d’un bloc de pierre de 30 tonnes – devant être remplacé à terme par un monument plus abouti –, doté d’une plaque évoquant les « victimes polonaises du national-socialisme et de la tyrannie allemande en Pologne de 1939 à 1945 ». Le lieu, situé entre le Bundestag et la chancellerie, n’a pas été choisi au hasard : c’est là que se trouvait l’ancien Opéra Kroll, où se réunissaient les élus du Reichstag après l’incendie de février 1933, et où Hitler a annoncé l’invasion de la Pologne, le 1er septembre 1939.
Cela faisait des années que Varsovie réclamait l’édification d’un lieu à Berlin pour commémorer les victimes polonaises du nazisme, largement oubliées de la politique mémorielle de l’Allemagne. « Nous avons longtemps attendu ce jour, a admis le social-démocrate Heiko Maas, ancien ministre des affaires étrangères (2018-2021) d’Angela Merkel et président de l’Institut allemand de Pologne, présent lundi. Nous, les Allemands, sommes encore bien trop ignorants des souffrances infligées à la Pologne. »









