Fin 2024, le constat était clair : les investisseurs n’avaient d’yeux que pour les marchés américains. La victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine de novembre dopait Wall Street tandis que l’Europe était à la peine, entre croissance atone et déficits préoccupants. Six mois plus tard, la donne a changé : l’indice vedette de Wall Street, le Standard & Poor’s 500 (S&P 500), affiche un gain de 3 % à peine depuis le début de l’année, moins que le CAC 40 parisien (+ 5,6 %) et beaucoup moins, surtout, que le DAX allemand, en hausse de plus de 20 % depuis le 1er janvier, au plus haut de son histoire.

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Cet écart de performance aux airs de revanche pour les actions européennes n’a évidemment pas une cause unique, mais doit beaucoup à deux hommes des deux côtés de l’Atlantique. Donald Trump, d’abord, dont l’étoile a bien pâli depuis son « Revolution Day », le 2 avril, jour de l’annonce tonitruante de droits de douane punitifs pour la plupart des partenaires commerciaux des Etats-Unis.

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