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endant une bonne décennie, une fois constaté l’échec du processus de paix lancé par les accords d’Oslo conclus en 1993, il n’a plus été question de politique dans le conflit israélo-palestinien. La négociation a cédé la place, à intervalles réguliers, au fracas des armes jusqu’à la déflagration du 7 octobre 2023 et à ce qui s’en est suivi à Gaza, auparavant soumis à un impitoyable blocus israélien depuis 2007.
Le prix de l’attentisme international, dans l’espoir qu’émergent ex nihilo une direction palestinienne renouvelée et un gouvernement israélien prêt à donner sa chance à une éventuelle initiative diplomatique, est désormais connu. Il se chiffre en centaines de morts côté israélien, en dizaines de milliers de morts côté palestinien, et en dizaines de milliards de dollars, la somme nécessaire pour rendre à nouveau Gaza viable et habitable si d’aventure la guerre cesse un jour de ravager l’étroite bande de terre. Il a pour corollaire une dégradation de l’image des alliés occidentaux d’Israël, incapables de défendre les mêmes principes selon qu’il s’agisse du conflit en Ukraine ou bien de celui en cours dans les territoires palestiniens.
Lors d’une manifestation de soutien au gouvernement du premier ministre Benjamin Netanyahu, à Jérusalem, le 5 juin 2025. MENAHEM KAHANA/AFP






