ne semaine après l’engagement pris par Emmanuel Macron, le 24 juillet, de reconnaître l’Etat de Palestine au cours de la prochaine Assemblée générale des Nations unies, en septembre, des lignes bougent. Deux pays membres du G7, le Royaume-Uni et le Canada, ont eux aussi fait un pas en direction de cette reconnaissance, ainsi que le Portugal. Même si l’histoire du conflit israélo-palestinien incite à la prudence, ce frémissement est encourageant.

L’engagement français n’aurait certainement pas eu le même écho si Israël s’était enfin décidé à mettre fin à sa guerre contre Gaza, et les Palestiniens qui y survivent, sans résultat pour les otages qui y sont prisonniers. La coalition dirigée par le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a, au contraire, fait le choix de la surenchère en évoquant un nettoyage ethnique et en usant de l’arme de la faim.

L’organisation israélo-américaine mise sur pied pour renforcer l’emprise israélienne sur Gaza a produit les résultats que l’on sait : des distributions notoirement insuffisantes de nourriture transformées en bains de sang du fait de son incompétence. L’Etat hébreu contrôlant la totalité des accès d’une étroite bande de terre transformée en mouroir, il est le seul comptable de l’indignation mondiale que suscite le sort infligé à ses habitants.