L
e mur ou la muraille, sous toutes ses formes, est inhérent au projet sioniste qui s’est traduit par la création de l’Etat d’Israël. Depuis les massacres du 7 octobre 2023 perpétrés par le Hamas, permis par la défaillance d’une clôture de sécurité bardée d’électronique érigée à grands frais sur le pourtour de Gaza, d’autres murailles ont été mises en place.
Leur efficacité explique pourquoi il a fallu attendre vingt mois et un bilan provisoire de 54 000 morts, en majorité civils, pour que la critique de la politique conduite par la coalition dirigée par Benyamin Nétanyahou finisse par dépasser les cercles des sympathisants de la cause palestinienne. Il faudra encore attendre pour savoir si elle produira autre chose qu’un allègement limité du blocus humanitaire imposé par Israël à partir du 2 mars, ce qui constituerait un échec total.
L’interdiction d’accès de Gaza à la presse internationale depuis le 7 octobre 2023, couplée à la décimation sans précédent des journalistes palestiniens qui n’a guère ému les gouvernements occidentaux alliés d’Israël, a fait écran alors qu’elles sont indignes d’une démocratie. Cette interdiction a permis d’occulter en partie, malgré les images et les témoignages fournis par les Gazaouis, les massacres comme la destruction systématique de l’étroite bande de terre, de ses villes, de ses infrastructures et de ses champs.






