Le ministre des affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, lors d’une conférence des Nations unies sur une solution à deux Etats pour Israël et la Palestine, aux Nations unies, à New York, le 28 juillet 2025. TIMOTHY A. CLARY / AFP

En s’avançant à la tribune de l’Organisation des Nations unies, lundi 28 juillet, Jean-Noël Barrot espérait que son discours puisse marquer l’histoire, plaçant la France à l’avant-garde de la diplomatie mondiale, en pavant un chemin vers la paix entre Israël et la Palestine. Mais les mots du ministre des affaires étrangères pourraient aussi s’évaporer dans les airs, alimentant une rhétorique aussi bien-pensante qu’inutile, entendue à maintes reprises, déjà, dans l’enceinte de l’ONU. Aux paroles, le Quai d’Orsay travaille donc à passer aux actes.

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Chargé de confirmer la promesse, formulée quatre jours plus tôt par Emmanuel Macron, de reconnaître l’Etat palestinien en septembre lors de l’Assemblée générale de l’ONU, le chef de la diplomatie française a rappelé à quel point cette position, critiquée par Israël et son allié américain, s’inscrivait dans le droit-fil de la philosophie politique de la France, qui, du général de Gaulle à Jacques Chirac, en passant par François Mitterrand, s’est toujours montrée soucieuse du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».