Le ministre des armées, Sébastien Lecornu, prononce un discours lors de la cérémonie commémorative internationale du 81ᵉ anniversaire du Débarquement du 6 juin 1944, à Sainte-Marie-du-Mont, le 6 juin 2025. LOU BENOIST / AFP

Concernant le refus de dockers du port de Marseille de charger sur un navire à destination de Haïfa en Israël un conteneur rempli de composants militaires, la France a une position « claire », qui est de ne pas vendre d’armes à Israël, a réaffirmé vendredi 6 juin au soir le ministre des armées, Sébastien Lecornu.

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« La position de la France est on ne peut plus claire. Il n’y a pas d’armes vendues à Israël. Et pour cause, Israël est un des principaux concurrents des industries françaises », a affirmé M. Lecornu sur la chaîne de télévision LCI. Seuls des « composants » destinés au Dôme de fer, l’un des systèmes de défense israélien qui protège le pays des attaques de missiles, roquettes et drones, ou des « éléments pour la réexportation » sont vendus à Israël, a-t-il ajouté.

Dans ce dernier cas, « certaines choses partent en Israël, font l’objet d’une intervention industrielle et sont souvent réexportées. Parfois même, d’ailleurs, en France. Et tout cela fait l’objet d’un contrôle », a assuré le ministre.