C’est une forme de violence sexiste et sexuelle presque trop banale, dont on peut être victime sans même le savoir : le voyeurisme. La loi du 3 août 2018 définit ce délit comme le fait « d’user de tout moyen afin d’apercevoir les parties intimes d’une personne ».
Dans les faits, le sujet était resté peu abordé, jusqu’à ce que la journaliste Laurène Daycard, collaboratrice au Monde, qui travaille sur les violences faites aux femmes depuis plus de dix ans, lance l’alerte. Elle fait partie des journalistes qui ont, les premiers, employé le terme « féminicide » et sorti ce crime des pages « faits divers » des médias, démontrant qu’il s’agissait d’un fait de société.
En avril, le voyeurisme est entré par effraction dans sa vie, dans une piscine du 19e arrondissement de Paris. Elle partage alors son récit sur Instagram. S’ensuit une avalanche de commentaires racontant des expériences similaires et un emballement médiatique. Son histoire devient l’affaire du « voyeur de la piscine ».
Dans cet épisode du podcast « L’Heure du Monde », Laurène Daycard livre un témoignage et une analyse à la première personne. Aujourd’hui, elle se demande si le voyeurisme ne doit pas être considéré, lui aussi, comme un fait de société.






