Le secrétaire américain à la défense, Pete Hegseth, à gauche, et le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, avant une réunion des ministres de la défense de l’OTAN, au siège de l’Organisation, à Bruxelles, le 5 juin 2025. VIRGINIA MAYO/AP

Le 7 janvier, Donald Trump, deux semaines avant son retour à la Maison Blanche, avait estomaqué les Européens. Non seulement, le président américain menaçait de prendre, y compris par la force, le Groenland, mais il demandait également que les pays du Vieux Continent et le Canada consacrent 5 % de leur produit intérieur brut (PIB) à leur défense. La demande paraissait à l’époque totalement farfelue et inaccessible. Six mois plus tard, les trente et un alliés des Etats-Unis dans l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) sont désormais prêts à offrir à Donald Trump un succès diplomatique.

A la dernière réunion des ministres de la défense, jeudi 5 juin, à Bruxelles, Pete Hegseth, le secrétaire américain à la défense, a confirmé que les alliés étaient « très proches » d’un accord pour annoncer au sommet de l’OTAN de La Haye, les 24 et 25 juin, la nouvelle ambition des alliés : consacrer 5 % de leur richesse nationale à leur défense, alors que seuls deux tiers des alliés consacrent au moins 2 % de leur PIB à ce secteur, un objectif qui avait été fixé en 2014.