D
epuis la guerre d’Algérie, des meurtres visant des personnes identifiées comme « maghrébines » ponctuent la sinistre chronique du racisme en France, au point que le mot « arabicide » a pu être forgé par l’auteur d’un livre sur le sujet. Certains discours politiques ont pu inspirer des passages à l’acte, comme le meurtre d’Ibrahim Ali, un jeune Français d’origine comorienne tué en 1995 à Marseille par un colleur d’affiches du Front national. Mais jamais la volonté d’un meurtrier raciste d’inciter autrui à s’inspirer de son geste, troublant ainsi « l’ordre public par l’intimidation ou la terreur » selon la formule du code pénal, n’avait abouti à une qualification de « terrorisme ».
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