Devant le salon de coiffure où travaillait Hichem Miraoui, assassiné le 31 mai, à Puget-sur-Argens (Var), le 3 juin 2025. THEO GIACOMETTI/HANS LUCAS POUR « LE MONDE »
Chez Christophe B., la haine était chose publique. Il ne se cachait pas sur d’obscurs canaux Telegram, à l’intérieur de groupes de discussion privés ou derrière les portes d’officines d’ultradroite. Sur son profil Facebook accessible à tous, l’auteur présumé de l’attentat raciste de Puget-sur- Argens était ouvertement violent, antiarabe, antimusulman, misogyne, homophobe et propriétaire d’armes à feu. Et ce sans alarmer sur sa radicalisation parmi les 116 « amis » qui le suivaient sur la plateforme, parmi les milliers d’utilisateurs qui ont lu les diatribes qu’il postait sous les articles de journaux, ou parmi les services de renseignement en charge de l’identification des personnes à risque de passage à l’acte criminel.
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