Un groupe de victimes présumées et de soutien, devant le palais de justice de Vannes (Morbihan), le jour du verdict dans le procès de l’ex-chirurgien Joël Le Scouarnec, accusé de viols aggravés et d’agressions sexuelles sur 299 victimes sur plusieurs décennies, le 28 mai 2025. STEPHANE MAHE/REUTERS

C’était la peine maximale encourue. L’ex-chirurgien Joël Le Scouarnec a été condamné, mercredi 28 mai, à vingt ans de réclusion, dont deux tiers de période de sûreté, pour viols et agressions sexuelles sur 299 victimes, commis entre 1989 à 2014.

« Il a été tenu compte du fait que les infractions commises par l’accusé sont d’une particulière gravité, à la fois en raison du nombre de victimes, de leur jeune âge, du caractère obsessionnel, voire compulsif, des agissements » de l’homme âgé aujourd’hui de 74 ans, a déclaré Aude Buresi, la présidente de la cour criminelle du Morbihan, à Vannes, à l’issue de ce procès hors norme qui a duré trois mois.

Joël Le Scouarnec avait été arrêté en 2017. Il a déjà été condamné, en 2020, à une peine de quinze ans de prison pour des violences sexuelles sur quatre enfants. Vêtu d’une veste noire, l’homme qualifié de « diable » par l’avocat général, Stéphane Kellenberger, a écouté ce nouveau verdict debout dans le box, sans ciller. Il ne fera pas appel « pour ne pas imposer un nouveau procès aux parties civiles », a annoncé l’un de ses avocats, Me Maxime Tessier.