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omment transmettre la connaissance des « sales périodes » de notre histoire ? Après l’immense travail sur la France de Vichy amorcé dans les années 1970 et toujours en cours, après l’« opération vérité » sur la guerre d’Algérie développée depuis les années 1990 et qui se poursuit dans la douleur, la mise au jour des réalités coloniales dans l’ex-Empire français est à l’ordre du jour, dynamisée par la dénonciation du pesant legs de cette histoire sur la société française. Du massacre des tirailleurs africains sur ordre de gradés français à Thiaroye (Sénégal) en 1944 à celui, massif, des indépendantistes camerounais dans les années 1950, en passant par la répression du soulèvement de Madagascar en 1947, bien des épisodes tragiques longtemps occultés restent à inscrire dans l’enseignement et dans la mémoire commune.

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« De façon pathétique, la France freine un mouvement de restitutions d’œuvres à l’Afrique qu’elle a lancé et qui est inéluctable »