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l y a plus de cent trente ans, dans le cadre des exhibitions ethnographiques et coloniales à Paris, notamment dans le Jardin zoologique d’acclimatation du bois de Boulogne ou dans les grandes expositions universelles (1878, 1889, 1900…) ou coloniales (1894, 1896, 1906, 1907…), des populations de tout l’empire français étaient exhibées. Le but était de divertir les visiteurs, légitimer la colonisation, mettre à disposition des « spécimens » (vivants ou morts) pour les savants… Certains vont mourir dans ces zoos humains.
Devant le Musée de l’homme à Paris, le 13 octobre 2015. PATRICK KOVARIK / AFP
Leurs corps ont alors été étudiés par les anthropologues, les médecins et les craniologues avant de finir leurs funestes périples dans les réserves des muséums. Depuis, leurs descendants des quatre coins du monde veulent retrouver et rapatrier les corps et les « restes » de ces ancêtres. Rien n’est plus normal que de vouloir honorer ses morts, faire mémoire, rendre un dernier hommage à ses ascendants. Certains sont originaires des territoires ultramarins français, et notamment de Guyane.
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