L’historien français Benjamin Stora pose chez lui lors d’une séance photo, le 20 mai 2025, à Paris. JOEL SAGET / AFP

Le travail de mémoire sur l’Algérie et la colonisation française est « indispensable », mais il ne suffira pas à lui seul à résoudre la crise « inédite » que Paris et Alger traversent depuis bientôt dix mois, insiste l’historien Benjamin Stora dans un entretien avec l’Agence France-Presse.

Ce travail est « un élément possible de sortie de crise, de toute façon indispensable, de toute façon nécessaire, parce qu’on ne peut pas (…) considérer que cette histoire algérienne est comme toutes les autres histoires », juge-t-il, rappelant les massacres commis par la France entre 1830 et 1880 pendant la colonisation de l’Algérie, méconnus par de nombreux Français.

Mais « on ne peut pas régler par un seul discours, par un seul geste, des rapports qui ont duré 132 ans. C’est très long, 132 ans. C’est sur six générations », analyse ce spécialiste de l’Algérie, auteur de multiples ouvrages dont une bande dessinée, Les Algériens en France.

« Flamme d’une mémoire douloureuse »