C

e samedi 24 mai au soir, Thierry Frémaux pourra souffler. La 78e édition du Festival de Cannes s’achèvera une fois que la présidente du jury, Juliette Binoche, aura dévoilé le film lauréat de la Palme d’or. Le délégué général de l’événement donnera rendez-vous l’année prochaine à tout le secteur du cinéma. Celui qui, à quelques jours près, aurait pu fêter ses 65 ans en plein Festival – il est né le 29 mai –, connaît la Croisette comme personne.

Quand son nom apparaît pour la première fois dans Le Monde, le 18 décembre 1993, il est un inconnu ou presque. Dans la rubrique Temps libre, consacrée au tourisme, le quotidien propose une balade sur l’avenue des Frères-Lumière, à Lyon. Au numéro 8, la clinique de Monplaisir est « l’un des endroits les plus fréquentables si l’on tient à naître à Lyon ». Au 50, le bar le Sporting propose des « saucisses-frites à 25 francs ».

Et non loin de là, dans le quartier où était située l’usine des deux frères ayant inventé le cinématographe, se trouve l’Institut Lumière pour le cinéma et l’audiovisuel, dont le directeur artistique est Thierry Frémaux. Enfant de la banlieue lyonnaise, passionné de cinéma, il a été professeur de judo et bénévole au sein de l’association avant d’y être embauché.