Le président américain Donald Trump, à la Maison Blanche, à Washington, le 23 mai 2025. KENT NISHIMURA / REUTERS

La trêve partielle qu’a décrétée Donald Trump dans sa guerre commerciale contre l’Union européenne (UE) devait s’achever le 8 juillet. Mais, vendredi 23 mai, le président américain a menacé de changer les règles du jeu. « Je recommande d’imposer 50 % de droits de douane sur l’UE à compter du 1er juin », a-t-il déclaré sur son réseau Truth Social.

« Il est très difficile de traiter avec l’UE, qui a été créée, en premier lieu, pour profiter des Etats-Unis d’un point de vue commercial. (…) Nos discussions ne vont nulle part », a-t-il expliqué, reprochant aux Européens « les barrières commerciales, la TVA, les sanctions ridicules contre les entreprises américaines, les barrières non-douanières, les manipulations monétaires, les poursuites (…) injustes contre des entreprises américaines ».

Quelques heures plus tard, dans le bureau Ovale, le président américain a assuré qu’il ne « cherchait pas d’accord » commercial avec l’UE. « Il est temps de jouer à ce jeu de la manière dont je sais y jouer », a ajouté le milliardaire. Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump dénonce les excédents commerciaux européens – quelque 150 milliards d’euros sur les biens industriels et seulement 50 milliards si on tient compte de l’excédent américain dans les services, selon la Commission – et multiplie les annonces de hausses de droits de douane.