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lle revient chaque printemps, comme un refrain. Délicatement perforée, la broderie anglaise convoque tout un imaginaire. Celui des jeunes filles en fleurs et idoles du XIXe siècle, sages ingénues souvent vêtues de blanc. Intégrant des découpes et des points de broderie sur des pièces en coton blanc, cette technique de couture très populaire dans l’Angleterre de cette époque – d’où son nom –, a longtemps été la star des ouvrages de dame, ces travaux d’aiguille et de couture.
Elle a aussi historiquement occupé une place de choix dans la confection des services de table, rideaux, sous-vêtements ou habits d’enfants. Avant de s’installer notamment sur les robes de mariée, bordant une manche, un ourlet, un décolleté.
Symbole de pureté, et donc, par extension, de respectabilité, la broderie anglaise et ses déclinaisons sont, aujourd’hui encore, adoptées par celles qui cherchent à se présenter sous leur meilleur jour. Ainsi de la princesse de Galles Kate Middleton, éventuelle future reine d’Angleterre, toujours scrutée, et dont le vestiaire d’été regorge de robes et blouses délicatement perforées.
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