Donald Trump montre ce qu’il présente comme étant des coupures de presse lors de son entretien avec le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, dans le bureau Ovale de la Maison Blanche, à Washington, le 21 mai 2025. KEVIN LAMARQUE / REUTERS

Un piège. Un piège inédit, sans issue de secours, prémédité et évident, s’est refermé, mercredi 21 mai, sur le président sud-africain, Cyril Ramaphosa. Le lieu était l’un des plus exposés du monde, dorénavant, pour les visiteurs : le bureau Ovale à la Maison Blanche.

Donald Trump avait prévu d’interpeller son invité devant les journalistes au sujet de l’une de ses obsessions anciennes : les persécutions dont seraient victimes les Afrikaners, les fermiers blancs sud-africains. Une vieille antienne dans le monde MAGA (« Make America Great Again »), depuis son premier mandat.

En février, l’aide américaine à l’attention de ce pays a été suspendue par décret présidentiel. En mars, l’ambassadeur sud-africain a été expulsé des Etats-Unis. Cyril Ramaphosa s’attendait donc à un « moment Zelensky », soit un sort similaire à celui subi dans le bureau Ovale par le président ukrainien. Son traitement fut en réalité encore plus déplacé.

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