Alpha (Mélissa Boros) dans « Alpha », de Julia Ducournau. DIAPHANA

SÉLECTION OFFICIELLE – EN COMPÉTITION

Corps de marbre et larmes de poussières. Chez Julia Ducournau, l’humain se transforme, se dévore, ou retourne à la terre. Après les festins de chair des anthropophages dans Grave (2016), après le lait maternel mutant de Titane, Palme d’or en 2021, voici les gisants de pierre dans Alpha, troisième long métrage de la réalisatrice et scénariste, née en 1983, qui concourt à nouveau pour la Palme d’or. On est prêt à parier pour la statuette, on y croit dur comme fer (ou titane). Primé ou pas, Alpha restera parmi les comètes de cette 78e édition – avec Sirat, d’Oliver Laxe, que l’on peut ne pas aimer, mais qui tente un geste, de même que Sound of Falling, trésor visuel de l’allemande Mascha Schilinski.

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