Lors du défilé annuel de la Marche des fiertés, à Paris, le 26 juin 2021. THOMAS COEX / AFP
Un million d’Européens ont appelé à interdire les « thérapies de conversion » des personnes LGBT+ sur le continent, selon les résultats d’une initiative citoyenne, vendredi 16 mai. Maintenant que ce seuil est atteint, la Commission européenne doit répondre publiquement à cette pétition, signée par de nombreuses personnalités du monde culturel ou politique, comme la chanteuse belge Angèle ou l’ancien premier ministre français Gabriel Attal.
Les « thérapies de conversion » prétendent modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne, en assimilant notamment l’homosexualité à une maladie. Elles peuvent prendre la forme de séances d’exorcisme, de stages ou encore d’électrochocs, parmi une kyrielle de sévices qui ont des retentissements psychologiques voire physiques durables chez les personnes, souvent jeunes, qui en sont victimes.
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« Il faut interdire les thérapies de conversion partout en Europe », a plaidé la célèbre artiste Angèle, qui avait révélé en 2020 être en couple avec une femme. « Une pétition courageuse a été lancée pour faire interdire les thérapies de conversion partout en Europe. Il ne reste plus que quelques heures pour la signer », avait alerté jeudi Gabriel Attal, qui avait été le premier chef de gouvernement français à avoir publiquement évoqué son homosexualité, aujourd’hui chef de file des députés Renaissance (centre).






