Lors d’une manifestation contre la loi Duplomb, à Toulouse, le 27 avril 2025. ED JONES/AFP
La pétition contre la loi Duplomb, qui prévoit notamment la réintroduction sous conditions d’un pesticide interdit en France depuis 2018, a dépassé, lundi 28 juillet, deux millions de signatures sur le site de l’Assemblée nationale. « Aujourd’hui je suis seule à écrire, mais non seule à le penser », affirmait l’autrice de la pétition, à sa publication, le 10 juillet. Dix-sept jours plus tard, les faits lui donnent raison, même si le rythme des signatures ralentit.
Sa pétition avait déjà atteint 500 000 signatures le week-end dernier, une première sur le portail de l’Assemblée, qui ouvre la voie à l’organisation d’un nouveau débat dans l’Hémicycle. Sa portée sera toutefois limitée : si les différents groupes politiques pourront exprimer leurs positions, il ne permettra pas, seul, de revenir sur les dispositions déjà adoptées. La pression s’accentue en tout cas un peu plus sur le gouvernement, sommé par la gauche, les ONG et désormais une partie non négligeable de l’opinion publique d’abroger le texte.
La pétition a été abondamment relayée sur les réseaux sociaux par des ONG, des partis politiques mais aussi des personnalités, comme l’acteur Pierre Niney, le musicien Julien Doré ou l’influenceuse EnjoyPhoenix. Elle demande l’abrogation « immédiate » de la loi, « la révision démocratique des conditions dans lesquelles elle a été adoptée », alors qu’il n’y a pas eu de réel débat dans l’Hémicycle, et une « consultation citoyenne des acteurs de la santé, de l’agriculture, de l’écologie et du droit » sur les sujets soulevés.







