Le militant pro-démocratie Cheick Oumar Diarra est accueilli par des sympathisants lors d’une manifestation contre la junte, à Bamako, le 3 mai 2025. - / AFP

Abdoul Karim Traoré n’a plus donné de nouvelles à ses proches depuis dimanche 11 mai en fin d’après-midi. Dès lors, ceux-ci redoutent un enlèvement par des membres de la Sécurité d’Etat, les services de renseignement maliens, alors que plusieurs autres opposants ont subi le même sort ces derniers jours. Responsable de la jeunesse du parti Convergence pour le développement du Mali (Codem), M. Traoré est l’une des chevilles ouvrières, à Bamako, de la fronde qui monte contre la junte au pouvoir depuis qu’elle a affirmé, le 29 avril, sa volonté de dissoudre les partis politiques et de nommer sans élection son chef, le général Assimi Goïta, président de la République pour cinq ans.

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Au Mali, l’enterrement de la démocratie réveille l’opposition à la junte