Maurice Kamto, le leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), lors de sa libération de la prison centrale de Yaoundé, le 5 octobre 2019. STRINGER / AFP

A cinq mois de l’élection présentielle au Cameroun, l’opposition est maintenue sous la pression du pouvoir judiciaire. Détenus depuis cinq ans à la prison centrale de Yaoundé après avoir manifesté en 2020 contre le pouvoir en place, 23 militants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) doivent comparaître, jeudi 15 mai, devant la chambre judiciaire de la Cour suprême. Les juges de la plus haute juridiction du pays devront statuer sur les demandes de libération déposées par leurs avocats en juillet 2024.

Après plus d’un an en détention préventive, ces 23 militants avaient été condamnés en première instance par le tribunal militaire de Yaoundé, en décembre 2021, à des peines allant de cinq à sept ans de prison pour « révolution », « manifestation publique » et « attroupement ». Les pourvois en cassation introduits par leurs avocats sont toujours en cours d’instruction. Quant aux demandes de mainlevée des mandats d’incarcération, elles concernent 36 militants du MRC mais seuls 23 d’entre eux sont appelés à comparaître jeudi.