Une peinture du président camerounais Paul Biya, lors de la célébration de ses quarante-deux ans à la tête du pays, devant la mairie de Yaoundé, le 6 novembre 2024. ETIENNE NSOM / AFP
Le haut-commissaire de l’Organisation des Nations unies (ONU) aux droits de l’homme, Volker Türk, a dénoncé, mardi 2 septembre, « les restrictions de l’espace civique et démocratique » au Cameroun, à l’approche de l’élection présidentielle du 12 octobre. Paul Biya, 92 ans et au pouvoir depuis près de quarante-trois ans, affrontera 12 autres candidats pour briguer un nouveau septennat.
« Un environnement sûr et propice à la promotion des droits humains est essentiel pour des élections paisibles, inclusives et crédibles. Il est à déplorer qu’un tel environnement ne semble pas prévaloir au Cameroun », a déclaré M. Türk dans un communiqué. Selon lui, les « restrictions croissantes » des activités des partis d’opposition suscitent des craintes quant à la possibilité pour les électeurs d’exprimer librement leur volonté. Il exhorte le gouvernement à prendre des « mesures urgentes ».
Plusieurs rassemblements ont été interdits et l’interview télévisée d’un ex-candidat présidentiel – écarté le 5 août de la course électorale par le Conseil constitutionnel – a été interrompue en direct par les forces de sécurité, souligne l’ONU. En effet, le 7 août, la chaîne de télévision privée STV a dû interrompre la diffusion en direct d’une émission avec Dieudonné Yebga, un ancien haut responsable du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie, a expliqué ensuite un porte-parole du Haut-Commissariat, Jeremy Laurence, lors d’un point presse à Genève.






