Le chef de la junte guinéenne, le général Mamadi Doumbouya, à Abidjan, le 17 juin 2025. ISSOUF SANOGO / AFP

En Guinée, le conseil de l’ordre des avocats a décidé lundi 23 juin de boycotter pendant deux semaines les audiences, mais aussi de se retirer des institutions nationales dont font partie ses membres après l’enlèvement de Me Mohamed Traoré. L’avocat avait été secouru, samedi matin, à Bangouyah, à une vingtaine de kilomètres au nord de Conakry, la capitale, par l’un de ses confrères. Il est depuis caché dans un lieu tenu secret, « extrêmement affaibli ».

« Je l’ai retrouvé le dos totalement recouvert de plaies. On lui a dit que c’est un avertissement, que la prochaine fois on lui ôtera la vie », témoigne Faya Gabriel Kamano, le bâtonnier de l’ordre des avocats de Guinée. M. Traoré avait été enlevé dans la nuit, chez lui à Conakry, devant sa femme et ses enfants. Selon son épouse, ses ravisseurs étaient en civil mais l’un d’eux portait un pantalon de gendarme.

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