Un partisan brandit une affiche de campagne de l’ancien premier ministre de Guinée Cellou Dalein Diallo, à Conakry, le 12 octobre 2020.

Le parti de l’ex-premier ministre de Guinée, Cellou Dalein Diallo, a dénoncé, dimanche 24 août, une décision « illégale » et annoncé un recours judiciaire au lendemain de sa suspension par la junte au pouvoir, avec deux autres formations, avant le référendum constitutionnel du 21 septembre.

Le ministère de l’administration territoriale a annoncé samedi la suspension pour « quatre-vingt-dix jours » de trois des principaux partis du pays, dont ceux de l’ex-président Alpha Condé et de l’ex-premier ministre Diallo. Les trois formations n’ont pas « satisfait [à leurs] obligations », selon lui.

Cette décision est annoncée alors que l’opposition et la société civile ont appelé à des manifestations à partir du 5 septembre pour dénoncer, selon elles, une volonté du chef de la junte, le général Mamadi Doumbouya, de confisquer le pouvoir à l’aide du référendum constitutionnel.

L’UFDG fustige une suspension « illégale » et « se réserve le droit de saisir la cour suprême pour demander l’annulation de cette décision ».