Publié le 12 septembre 2026 à 10:25.
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Confortablement installées dans le canapé du séjour de la famille Chaplin du Manoir de Ban, à Corsier-sur-Vevey, notre regard hésite entre la splendide vue sur le Léman et les Préalpes, qui s’offrent à nous, ou la statue de cire de Charlot, qui trône au milieu de la pièce.Une création parmi d’autres qui porte le sceau du premier exploitant de Chaplin’s World, la société By Grévin SA. Celle-ci a été cédée ce printemps par la Compagnie des Alpes au groupe français Chargeurs Invest, racheté en 2015 par Michaël Fribourg, notre hôte en cette chaude journée de septembre. En échangeant avec l’homme d’affaires, occupé à nous montrer le premier violon de Charlie Chaplin, on en viendrait presque à oublier le pedigree de notre interlocuteur. Désigné il y a quelques années par l’ancien président Nicolas Sarkozy comme l’«un des meilleurs jeunes chefs d’entreprise de sa génération», celui-ci développe à l’international son groupe, qui vient d’être rebaptisé Belgrano.La Suisse et son «art de vivre» occupent une place de choix dans la stratégie de celui qui se qualifie comme un acteur du «nouveau luxe», qu’il soit industriel, technologique ou financier. Il a acquis en début d’année l’Institut Beau-Cèdre, à Montreux, et possède également Alumo et Cilander, deux marques de textile appenzelloises, cœur de métier historique de Chargeurs Invest/Belgrano. Avant d’évoquer la vision de son patron, intéressons-nous au futur de Chaplin’s World, désormais propriété de Museum Studio, filiale de son groupe.







