Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Pertes et profits Pertes et profits Pertes et profits Chronique Isabelle Chaperon Chroniqueuse au service Economie Si le groupe de l’industriel breton vient de refuser l’offre du financier Bill Ackman de racheter le leader mondial de l’industrie musicale, c’est qu’il n’a pas besoin de s’en séparer à n’importe quel prix, constate, dans sa chronique au « Monde », Isabelle Chaperon. Publié aujourd’hui à 11h00 Temps de Lecture 1 min. Article réservé aux abonnés Ni Taylor Swift ni Kendrick Lamar n’ont jamais entendu parler d’Ergué-Gabéric, bourgade qui borde la rivière Odet, près de Quimper. Pourtant, plus qu’à Amsterdam, qu’à New York ou qu’à Santa Monica, le sort de leur maison de disques se joue dans cette commune bretonne qui abrite le siège du groupe Bolloré, l’ex-papetier devenu le principal actionnaire de Canal+ et d’Universal Music Group (UMG). Ainsi, pendant que le cinéma français reste sous le choc, après que la chaîne cryptée a menacé de ne plus financer les signataires d’une tribune anti-Bolloré, la pop et le rap mondiaux sont suspendus aux accords des binious. UMG a rejeté, vendredi 29 mai, l’offre de rachat lancée par le financier new-yorkais Bill Ackman. Le fondateur du fonds Pershing Square avait proposé, le 7 avril, de racheter le leader mondial de l’industrie musicale à travers un montage financier complexe estimé à 55 milliards d’euros. Après un examen approfondi, le conseil d’administration a jugé que cette opération « sous-évaluait de façon significative » l’entreprise cotée à Amsterdam, mais dont le siège opérationnel est en Californie. Il vous reste 58.33% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.