Pas-de-Calais : un tatoueur se suicide en prison en plein milieu de son procès pour viols et agressions sexuelles

Son procès devait s'achever ce vendredi 11 septembre. Un tatoueur, jugé depuis une semaine pour des viols et agressions sexuelles sur 16 de ses clientes, s'est suicidé en prison. L'annonce a été faite par la procureure de la République de Saint-Omer Annelise Cau. Le mis en cause, âgé de 54 ans, a été retrouvé jeudi matin inanimé, vraisemblablement pendu dans la douche de la prison de Longuenesse. Transporté au CHU de Lille dans un "coma profond", il est mort vendredi matin.

"Elles ne seront jamais reconnues victimes"Florent M., avait pourtant commencé à reconnaître certains faits pour lesquels il était jugé, après avoir longtemps nié le moindre geste déplacé. Au total, une quarantaine de personnes se sont "plaintes du comportement" de l'accusé, a précisé vendredi à l'AFP le parquet d'Arras: "les 16 parties civiles du dossier, certaines plaintes plus anciennes qui avaient été classées sans suite, et quatre personnes qui se sont spontanément présentées à la cour d'assises pour témoigner" depuis le début du procès.

Ces victimes, qui ont raconté courageusement leur souffrance, ne verront donc pas l'issue de ce procès, ce que regrette Me Emmanuel Riglaire, avocat d'une des plaignantes, au micro de RTL. "Nous espérions toujours qu'il passe de l'autre côté du miroir et qu'il reconnaisse ce qu'il avait fait. On était persuadés que le cheminement du procès nous menait vers la vérité", commence-t-il.