Publié le 07 septembre 2026 à 20:14. / Modifié le 08 septembre 2026 à 09:16.
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Désormais, il a plus de trente ans. L’homme est accusé d’avoir violemment agressé une quinzaine de personnes entre 2009 et 2018, souvent des jeunes femmes avec qui il était en couple, mais aussi des hommes de son entourage.L’acte d’accusation fait froid dans le dos. Sur plus de 30 pages, il décrit les sévices imaginés par le prévenu, lequel aurait infligé de véritables «séances de torture» à ses victimes: coups en tout genre, tirs de fléchettes avec une sarbacane, électrocutions, brûlures, viols, menaces avec des couteaux, tentatives d’étranglement et de noyade.Une victime, venue témoigner lundi matin devant la Cour à Renens, a évoqué la «créativité» de son bourreau en matière de cruauté. «Il y a eu tellement de situations différentes que je ne sais pas quoi raconter», a relevé cette femme, âgée de moins de 20 ans aux moments des faits.Elle a mentionné la «terreur» que faisait régner l’accusé sur «un cercle de proches», où «tout le monde se prenait des coups, surtout les filles «. Et où «on se droguait régulièrement», a-t-elle ajouté.
Des soupçons d’emprise
La «peur des représailles» expliquerait notamment pourquoi elle n’a pas, tout comme d’autres victimes, dénoncé son bourreau et porté plainte. Elle a aussi souligné les «manipulations» de «ce très bon acteur». Ou encore sa «dualité» sachant qu’il savait aussi, entre ses déchaînements de violence, se montrer «agréable et protecteur».La jeune femme a aussi évoqué le nom que le prévenu s’attribuait parfois, celui de Samaël, un ange déchu dans la tradition juive. «Il disait être habité par cette entité, ce qui justifiait son comportement violent», a-t-elle relevé.En attendant les auditions des parties plaignantes, et du prévenu lui-même, d’autres témoins ont été entendus lundi. Une mère de victime a notamment raconté «l’emprise» du prévenu sur sa fille. «Je sentais que quelque chose n’allait pas, mais elle ne me disait rien et je n’aurais jamais imaginé tout ça», a-t-elle reconnu.Le père du prévenu a aussi été interrogé. Il a évoqué le passé de son fils, «livré à lui-même» avec un père alternant «phases de prison et de dépendance» à la drogue. Il a assuré que son fils, «recadré par la prison», n’était aujourd’hui «plus le même».









