Croissance de l'économie à la baisse : la France, "bonnet d'âne" de Europe selon Christophe Jakubyszyn

Jeudi 10 septembre, l'Institut national de la statistique et des études économiques a revu à la baisse les prévisions de croissance de l'économie française cette année : plus 0,4%. Un résultat loin des prévisions initiales du gouvernement à 0,9% en début d'année, qui devait permettre de contenir le déficit à 5% du PIB.

Moins de croissance revient à plus de déficit, plus de dette et plus de chômage. Malheureusement, l'inflation repart également à la hausse, à cause notamment des prix de l'énergie : 3% en moyenne en Europe, soit plus que l'objectif des 2%. La France se maintient elle à 2,1%, mais devrait aussi s'élever à 3% d'ici la fin de l'année. En réponse, la Banque Centrale Européenne a annoncé une nouvelle hausse des taux d'un quart de point de plus d'ici l'hiver.

Cette dégradation brutale est liée au contexte international : la guerre entre les États-Unis et l'Iran et la hausse du prix du pétrole et du gaz, mais elle est aussi due à la canicule, qui fait chuter la production agricole et nous a fait perdre au moins 0,1 point de croissance.

Mais il faut aussi prendre en compte une particularité française : notre situation ne cesse de se dégrader, alors même que nos voisins commencent à aller mieux. Même l'Allemagne, qui voit son industrie notamment automobile s'effondrer, réussit à redresser petit à petit la barre.