L'Insee a fortement abaissé jeudi 10 septembre sa prévision de croissance pour la France en 2026, à 0,4% contre 0,7% auparavant, soulignant que le pays "décroche" en Europe sous l'effet des canicules, d'une chute de l'activité dans les travaux publics, d'un marché du travail dégradé et d'une situation budgétaire difficile.
Cette nouvelle prévision de l'Institut national de la statistique est inférieure à celle du gouvernement, qui table pour l'instant sur une hausse de 0,7% du produit intérieur brut (PIB) cette année mais qui actualisera son scénario macroéconomique vendredi. Elle marque aussi un ralentissement par rapport à la croissance de 0,9% en 2025.
"À rebours de ses voisins, l'économie française a décroché. Contrairement au reste de l'Europe, l'activité a fléchi cet hiver et est restée étale au printemps", a souligné Dorian Roucher, responsable du département de la conjoncture de l'Insee, lors d'une conférence de presse.
L'inflation va continuer à augmenterD'ici la fin de l'année, "la France renouerait avec une timide croissance", mais "en moyenne annuelle, elle ferait pâle figure à côté de ses voisins", avec une croissance "trois fois moins" importante que "les voisins de la zone euro ou le Royaume-Uni", a-t-il ajouté.






