Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Argent & Placements Argent & Placements Argent & Placements Immobilier Immobilier Immobilier Des cadeaux à hauteur de 1 million d’euros ont été distribués à 26 syndics des Alpes-Maritimes par des entreprises, en échange de travaux dans les immeubles qu’ils gèrent. Cette affaire relance la question de l’encadrement de la profession. Article réservé aux abonnés Ce dossier judiciaire secoue le petit monde de la copropriété depuis quelques mois : trois dirigeants d’entreprises de travaux spécialisées dans l’étanchéité et la rénovation de façade et 26 syndics de copropriété des Alpes-Maritimes viennent d’être condamnés à de fortes amendes. La raison de cette condamnation ? Les premiers ont offert aux deuxièmes 1 million d’euros de cadeaux, essentiellement sous forme de voyages. Les documents que Le Monde a pu consulter montrent que des déplacements au Royaume-Uni, en Italie, aux Emirats arabes unis ou encore au Qatar pour des montants dépassant 200 000 euros ont été offerts aux dirigeants de ces syndics. Les personnes morales (syndics et entreprises) ont été condamnées à des amendes allant jusqu’à 180 000 euros et ont également été exclues des marchés publics pendant deux ans. Les gestionnaires de copropriétés concernés ont écopé, pour l’essentiel, de condamnations à des amendes allant de 45 000 à 100 000 euros. Des peines de confiscation de sommes d’argent et de biens ont également été prononcées. « Au final, le montant total des sanctions s’élèvera à environ 3 millions d’euros », résume Damien Martinelli, procureur de la République de Nice. « Personne ne réagit ! » Comment en est-on arrivé là ? Dans les immeubles en copropriété, des travaux d’entretien impliquant des sommes parfois importantes sont votés chaque année. Les syndics de copropriété jouent un rôle crucial en tant qu’intermédiaires entre les copropriétaires et les entreprises qui réalisent ces travaux. Ils élaborent notamment l’ordre du jour des assemblées générales et proposent des devis. En dessous d’un certain seuil, ils peuvent même passer commande sans avoir à consulter les copropriétaires. Certains syndics sont alors tentés de demander des cadeaux ou des sommes d’argent en échange de travaux ou de services dans les immeubles, une pratique baptisée « rétrocommission ». Les copropriétaires paient ensuite des travaux sur la base d’un devis « gonflé ». Il vous reste 62.24% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.