Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Pixels Pixels Intelligences artificielles génératives Intelligences artificielles génératives Intelligences artificielles génératives Alors qu’une série de piratages ont aiguisé les craintes sur l’IA, la démission, mercredi, de ce chercheur d’Anthropic, évoquant une technologie qui « pourrait tous nous tuer d’ici à la fin de la décennie », relance le débat sur la menace existentielle que pourrait représenter l’intelligence artificielle. Article réservé aux abonnés La scène est inhabituelle. Alors que la journaliste de la BBC Victoria Derbyshire interroge à l’antenne le pionnier de l’intelligence artificielle (IA) Geoffrey Hinton, jeudi 10 septembre, elle reste bouche bée, pétrifiée face à ses propos. « Pensez-vous qu’il y ait 10 % de chance que l’IA puisse potentiellement tuer tous les humains d’ici à une décennie ? » Le lauréat 2024 du prix Nobel de physique lui répond : « 10 % de chance ne me semble pas être une estimation déraisonnable. » La journaliste se fige. Silence. « Wow. » Silence. « Oh mon Dieu. » Voilà la teneur des discussions qui enfièvrent le monde de l’IA, et bien au-delà, depuis mercredi. Ce jour-là, Jacob Coxon, un Britannique de 27 ans, annonce publiquement qu’il quitte, par souci éthique, Anthropic, la société d’IA dans laquelle il a travaillé quelques mois après être passé chez OpenAI. « Aucune des deux entreprises n’agit de manière responsable. Elles foncent tout droit vers une superintelligence capable de s’améliorer elle-même et jouent avec nos vies, écrit-il. Les gens qui construisent l’IA croient sincèrement qu’elle pourrait tous nous tuer d’ici à la fin de la décennie. Ce n’est pas un coup marketing. » Il vous reste 85.07% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
IA : après la démission de Jacob Coxon et plusieurs incidents de sécurité, le débat sur l’« IApocalypse » prend une ampleur inédite
Alors qu’une série de piratages ont aiguisé les craintes sur l’IA, la démission, mercredi, de ce chercheur d’Anthropic, évoquant une technologie qui « pourrait tous nous tuer d’ici à la fin de la décennie », relance le débat sur la menace existentielle que pourrait représenter l’intelligence artificielle.
Jacob Coxon démissionne d'Anthropic en déclarant que l'IA pourrait tuer l'humanité d'ici 2030. Geoffrey Hinton (Nobel 2024) chiffre à 10% ce risque d'extinction, cristallisant l'AI safety comme enjeu stratégique prioritaire.













