Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Justice Justice Justice Les enregistrements des ultimes instants de la vie de Federico Martin Aramburu, tué en plein Paris en 2022, ont été examinés jeudi par la cour d’assises. Article réservé aux abonnés Quatre, puis six détonations déchirent le silence. La mort par balle de Federico Aramburu vient d’entrer dans la salle d’audience de la cour d’assises de Paris. Jusque-là, elle n’était qu’une succession d’images plus ou moins nettes mais muettes. Jeudi 10 septembre, au quatrième jour du procès des tireurs, Loïk Le Priol et Romain Bouvier, le son, provenant d’un enregistrement au café Mabillon, à Paris (6e arrondissement), a tout emporté. Les dépositions des enquêteurs se succédaient depuis la veille à la barre de la cour d’assises de Paris. Avec eux s’engageait la mère des batailles : l’examen de l’enchaînement fatal de ce petit matin du samedi 19 mars 2022, depuis l’instant où Federico Aramburu et Shaun Hegarty s’installent en terrasse du café Mabillon, à une table voisine de celle occupée par l’ancien commando de marine Loïk Le Priol, sa compagne, Lyson Rochemir, et son ami Romain Bouvier, et celui où l’ex-international de rugby argentin s’effondre, mortellement atteint, devant le 144, boulevard Saint-Germain. De ce qui s’est passé entre ces deux moments, les caméras de vidéosurveillance ont tout saisi. Un expert a été chargé de rassembler toutes les images, de distinguer leurs séquences : l’atmosphère joyeuse et fêtarde du début, la tension qui monte une première fois entre l’ancien commando de marine et un consommateur exubérant passant de table en table, le calme qui revient. Une autre caméra fixe l’image de Loïk Le Priol sortant des toilettes au sous-sol du café. En remontant l’escalier, il s’arrête, tire son arme de sa ceinture, la range à nouveau dans son pantalon et reprend sa place en terrasse. Les visages sourient à nouveau. Puis Shaun Hegarty pointe son index en direction de Loïk Le Priol, Lyson Rochemir rapproche sa chaise de celle de son compagnon et lui caresse l’épaule comme pour l’apaiser, l’ex-rugbyman répète son geste, Loïk Le Priol se lève et vient lui administrer de petites claques, avant d’aller se rasseoir, le visage fermé. Il vous reste 70.3% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Au procès Le Priol et Bouvier, les dix détonations sont une « exécution », affirme un enquêteur
Les enregistrements des ultimes instants de la vie de Federico Martin Aramburu, tué en plein Paris en 2022, ont été examinés jeudi par la cour d’assises.













