L'expertise médico-légale a pesé lourd, vendredi 11 septembre, devant la cour d'assises de Paris. À la barre, la médecin ayant pratiqué l'autopsie de Federico Martin Aramburu a expliqué que les deux tirs à l'origine de la mort du rugbyman argentin avaient été tirés dans le dos.

Loïk Le Priol, ex-militaire de 32 ans, a reconnu avoir tiré six fois lors de cette nuit de mars 2022. Quatre balles ont atteint la victime, âgée de 42 ans et non armée au moment des faits. Selon la légiste, deux projectiles entrés au milieu du dos ont provoqué des blessures fatales.

Le coaccusé de Loïk Le Priol, Romain Bouvier, 35 ans, autre militant d'ultradroite, avait tiré 45 secondes plus tôt à quatre reprises. Deux balles avaient atteint Federico Martin Aramburu, de face à la cuisse puis de profil au bas de la poitrine. D'après la légiste, ces blessures n'auraient entraîné qu'une interruption temporaire de travail de quinze jours si Le Priol n'avait pas ensuite ouvert le feu.

Une "hémorragie massive" et une "défaillance de la pompe cardiaque"L'autopsie a montré une trajectoire "de l'arrière vers l'avant". Les deux tirs mortels ont brisé la colonne vertébrale, touché le foie, les reins et un poumon, entraînant une "hémorragie massive" ainsi qu'une "défaillance de la pompe cardiaque" extrêmement rapide. Malgré l'arrivée rapide des secours, Federico Martin Aramburu ne pouvait pas être sauvé, a-t-elle assuré.