« Chiche ! » Le 2 juillet, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, avait lancé ce défi aux grandes fortunes. Il s’agissait alors pour lui de reprendre à son compte une proposition du prix Nobel d’économie Philippe Aghion lors des rencontres économiques d’Aix-en-Provence. Ce dernier avait proposé un peu plus tôt à la radio une forme de « mécénat forcé », en poussant les plus grandes fortunes françaises à soutenir une cause de leur choix au moment de leur succession. Sans quoi ils se verraient davantage taxés.

La scène illustre bien comment le débat des droits de succession risque de monter dans cette campagne présidentielle. Parce que « la situation budgétaire est très fortement dégradée et que chaque euro susceptible de renflouer les caisses sera nécessairement le bienvenu », concède-t-on au sein de l’exécutif. Mais aussi parce que le sujet est un irritant qui exacerbe les clivages.