Lors des funérailles de migrants décédés en tentant de pénétrer dans l’enclave espagnole, au cimetière musulman de Ceuta (Espagne), le 21 août 2026. VIOLETA SANTOS MOURA/REUTERS

Pour la première fois depuis l’afflux de migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta, fin juillet, le Maroc a officiellement réagi, jeudi 10 septembre, aux soupçons sur une éventuelle responsabilité des autorités du royaume dans cette crise, refusant de servir de « bouc émissaire » à des « règlements de compte politiciens » en Espagne.

« Aucune donne, fait ou rapport n’établit une quelconque implication des autorités marocaines », a déclaré le ministère des affaires étrangères marocain, dans un communiqué diffusé par l’agence officielle MAP, ajoutant que « Le royaume du Maroc refuse d’être un fonds de commerce préélectoral ».

Cette déclaration du ministère intervient pourtant après la fuite d’un rapport de la police espagnole, le 2 septembre, pointant un « déploiement sensiblement plus réduit que d’ordinaire » et la « permissivité » des forces de sécurité marocaines lors de cette crise sans précédent.

La justice espagnole a aussi ouvert, lundi, une enquête sur l’événement, suggérant « une indéniable gestion favorisant » le processus d’entrée des migrants à Ceuta à partir du Maroc.