Le 30 et 31 juillet 2026, des dizaines de milliers de personnes ont tenté de rejoindre Ceuta depuis le Maroc, principalement en contournant la frontière terrestre et par la mer. En quelques heures, les autorités espagnoles se sont retrouvées face à un afflux d'une ampleur exceptionnelle.
La plupart des personnes qui ont tenté de franchir la frontière étaient originaires du Maroc ou de pays d'Afrique subsaharienne. Beaucoup avaient rejoint la frontière après la diffusion, notamment sur les réseaux sociaux, de messages affirmant qu'il était possible d'entrer à Ceuta.
L'opposition espagnole et tout particulièrement le parti d'extrême droite Vox accuse Rabat d'avoir délibérément organisé cette vague migratoire pour exercer une pression sur Madrid. Le gouvernement de Pedro Sanchez s'est montré beaucoup plus prudent. Le premier ministre a déclaré jeudi 3 septembre, qu'aucune "preuve solide" ne permettait d'affirmer que le Maroc était responsable.
Un événement difficilement compatible avec "un mouvement spontané"Un rapport de 55 pages du Centre national de l’immigration et des frontières (Cenif) publié dans les médias espagnols est venu bouleverser le débat. Le document a été réalisé à la demande de la juge de l’Audience nationale María Tardón dans le cadre d’une enquête judiciaire visant notamment à déterminer si les événements avaient été organisés.












