Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, dans le cadre de l’université d’été du Laboratoire de la République, à Sens (Yonne), le 29 août 2026. AGNÈS DHERBEYS/MYOP POUR «LE MONDE»
Aurore Bergé s’est attirée, jeudi 10 septembre, des critiques jusque dans son propre camp pour avoir invoqué la « liberté d’expression » au sujet de la théorie complotiste d’extrême droite du « grand remplacement », refusant de la qualifier de « raciste ».
Pressée mercredi sur CNews de dire si cette théorie était selon elle raciste, la ministre chargée de la lutte contre les discriminations a éludé la question à plusieurs reprises, avant de répondre : « Non, je ne pense pas que ce soit une théorie… », laissant sa phrase en suspens. Elle a précisé « combattre » cette théorie, selon laquelle une immigration de masse voulue par certaines élites remplace la population blanche et chrétienne d’Europe. Elle est « fausse factuellement », « même mensongère, parce que cherchant à créer un terreau de peur dans notre pays », a-t-elle ajouté, considérant néanmoins que les partisans de cette théorie ont « le droit de l’exprimer dans l’espace publique ». « Je considère que c’est un débat politique sur la question de l’immigration », souligne la ministre.








