Aurore Bergé s'est attiré jeudi 10 septembre de nombreuses critiques, y compris au sein du camp présidentiel, après ses déclarations sur la théorie du "grand remplacement". Interrogée la veille sur CNews pour dire si cette thèse était raciste, la ministre chargée de la Lutte contre les discriminations a éludé à plusieurs reprises, avant de répondre : "Non, je ne pense pas que ce soit une théorie...", sans terminer sa phrase.
Elle a toutefois assuré "combattre" cette théorie complotiste d'extrême droite, selon laquelle une immigration de masse voulue par les élites remplacerait la population blanche et chrétienne d'Europe. Aurore Bergé l'a décrite comme "fausse factuellement" et "même mensongère", accusée de chercher à nourrir "un terreau de peur dans notre pays".
Des critiques jusque dans la majoritéJeudi, sur franceinfo, la ministre a défendu l'idée que le débat sur ce sujet "fait partie de la liberté d'expression". "Et donc je crois que le ranger sur le caractère raciste voudrait dire qu'on n'a pas le droit d'en débattre. Moi, je préfère combattre", a-t-elle plaidé.
La gauche appuie les critiques contre Aurore BergéLa réaction de l'élue macroniste a été relayée et soutenue à gauche. Le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, a jugé que Prisca Thevenot avait "totalement raison". "Comment Mme Bergé peut-elle rester ministre des discriminations en disant que le grand remplacement n'est pas une théorie raciste ?", a-t-il écrit sur X.











